A l'attention de / Ter attentie van :
Aux Membres du Gouvernement de la France !!!
Auteur :
Claudine ROHR
XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX
88200 REMIREMONT
FRANCE
0000000000000
Début :
29/01/11
Fin :
29/01/12
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En parler à un(e) ami(e).
AFFAIRE DU MEDECIN VOSGIEN
URL Courte : http://9213.lapetition.be/
Un " médecin" des Vosges a été condamné à 15 ans de réclusion criminelle par la Cour d'Assises d'Epinal le 10 juin 2010 pour avoir drogué et violé plusieurs de ses patientes !! 7 mois après, il est LIBRE en attendant le procès en appel !!! Son dossier serait égaré !!!
La récidive existe , l'actualité le montre encore une nouvelle fois avec le cas de la jeune Laetitia de Pornic et toutes les autres victimes de violences faites par des récidivistes !!
Soutenez les victimes de viols, d'agressions sexuelles et de toutes violences !!
Merci à vous tous pour votre aide, votre soutien !!
Visionner la vidéo du reportage 7 à 8 sur TF1 du 13 mars...Rediffusion le 14 août 2011
Le médecin généraliste avait été remis en liberté il y a un mois. Ses victimes réclament une enquête au Garde des Sceaux pour « dysfonctionnement de la justice ».
La chambre criminelle de la Cour de cassation aura mis moins de trois semaines afin de désigner la cour d’assises de Meurthe-et-Moselle pour rejuger Joël Capobianco. Jusqu’alors, la justice avait singulièrement traîné les pieds pour donner une suite à l’appel formé par ce médecin originaire de Moselle. Installé à Dommartin-lès-Remiremont à l’époque des faits, entre 1998 et 2003, il avait écopé de quinze de réclusion criminelle en juin 2010 pour le viol de neuf de ses patientes (RL des 25/01 et 02/02). A l’issue du procès qui s’était tenu à Epinal, il avait, en effet, fallu sept mois pour que le dossier remonte à la Cour de cassation, alors que la procédure habituelle ne devait pas excéder un mois. Placé en détention depuis sa condamnation, mi-juin 2010, le généraliste avait ensuite obtenu de la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Nancy sa remise en liberté sous contrôle judiciaire jusqu’à son deuxième procès. Libération qui avait provoqué un tollé chez ses victimes présumées il y a un mois : selon elles, la lenteur de la justice lorraine avait permis cette remise en liberté. Une version contredite par une porte-parole de la cour d’appel de Nancy qui avait expliqué que sa libération reposait sur « ses garanties de représentation », un travail à domicile comme informaticien pour une société luxembourgeoise qui gère des salons de beauté et un domicile, dans la banlieue de Metz.
Interrogé hier, le parquet général de Nancy a confirmé que le procès pourrait se tenir « au troisième trimestre 2011 », a expliqué Chrystelle Dumont, substitut général. Les parties civiles ont, cependant, décidé de ne pas attendre pour passer à l’offensive.
Enquête pour dysfonctionnement
M e Isabelle Steyer, avocate d’une des neuf jeunes femmes qui ont croisé la route de Joël Capobianco vient de saisir le Garde des Sceaux Michel Mercier d’une demande d’enquête administrative pour dysfonctionnement de la justice dans leur dossier. « Il y a évidemment ce retard de saisine de la Cour de cassation que l’on peut reprocher à la justice lorraine », estime l’avocate parisienne, qui ne décolère pas. Selon elle, pourtant, ses reproches les plus graves reposent sur « le traitement » du cas du généraliste de Dommartin-lès-Remiremont par la chaîne judiciaire. « Après sa première condamnation pour l’agression sexuelle avec arme d’une jeune fille sur une plage bretonne en 1988, il n’a pas fait l’objet d’une quelconque mesure de suivi. Idem, lorsque l’on sait qu’à aucun moment il ne s’est vu interdire d’exercer la profession de médecin, alors même que son cabinet était l’endroit où il pouvait passer à l’action », juge Isabelle Steyer. Dans le courrier adressé à un ministre de la Justice déjà très occupé sur le front des dysfonctionnements depuis l’affaire Laëtitia Perrais, à Nantes, l’avocate liste ainsi ses critiques par le menu. Contacté, un porte-parole du Garde des Sceaux a expliqué n’avoir « pas eu le temps de vérifier immédiatement l’issue donnée à cette demande compte tenu de l’agenda chargé du ministre ».
Alain MORVAN.
Publié le 25/02/2011
APRES LE PROCES A LA COUR d'ASSISES D'EPINAL EN JUIN 2010.....LA LIBERATION DU MEDECIN 7 MOIS APRES SA CONDAMNATION.....(15 ANS !!)
VOILA LES DATES DU PROCES EN APPEL
Le médecin violeur rejugé en appel à la rentrée.
Article du mardi, 07 Juin 2011 par Benoit BOULANGER
Les victimes l'attendaient avec impatience. Le procès en appel de Joël Capobianco, 55 ans, médecin généraliste de Dommartin-les-Remiremont, se tiendra du 15 au 22 septembre prochains à Nancy.
Un feuilleton à rebondissements multiples
Lors de son premier procès, il y a tout juste un an, devant la cour d'assises des Vosges, les jurés l'avaient reconnu coupable de viols sur neuf des plaignantes. Il a été condamné à quinze ans de prison.
Son avocat a aussitôt interjeté appel et demandé sa remise en liberté. Face au risque de récidive, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Nancy a décidé son maintien en détention.
Mais cinq mois plus tard, la justice perd son dossier et décide finalement de lui rendre sa liberté.
Techniques controversées
ETANT DONNE QU'A CE JOUR, CERTAINS LIENS DES JOURNAUX ONT ETE SUPPRIMES.... JE VOUS LAISSE LE SOIN DE LIRE CES ARTICLES QUI RESUMENT CETTE HORRIBLE AFFAIRE !!!
Sinon Tapez CAPOBIANCO Joel sur GOOGLE... vous trouverez des informations !!
11/06/2010
Viols au Valium dans le huis-clos médical
SOCIETE - C’est un insupportable refrain. Pendant de longues heures, dans le silence de la cour d’assises d’Epinal, la voix du greffier répète. D’abord «l’injection de Valium» infligée par le docteur Capobianco à ses patientes. Ensuite, leur «sensation de partir». Puis, les «réveils» dont se souviennent les jeunes femmes. «Mes vêtements étaient soulevés.» «Quelque chose pénétrait mon anus.» «Le docteur attirait mon visage vers son pénis.» «Il était sur moi et me pénétrait.» Le docteur Joël Capobianco, 54 ans, écoute en prenant des notes appliquées. Ce médecin généraliste de Dommartin-lès-Remiremont (Vosges) est accusé d’avoir drogué puis violé onze patientes dont plusieurs mineures.
Lorsqu’on lui donne la parole il se lève, bien droit, et déclame : «Ma vie ne s’est pas arrêtée depuis. J’ai été chef de projet dans une association pour l’optimisation de la qualité des soins. J’ai pris en charge cinquante médecins généralistes. C’est moi qui ai formé les professionnels pour l’épidémie de grippe A.»
Ses victimes sont assises derrière lui, leur main serrant celle d’un parent ou d’un ami. Depuis trois jours elles racontent leur «honte», leur vie sentimentale et sexuelle «hantée par son image», la peur de parler «parce qu’un médecin, ce n’est pas n’importe qui». Lui répond en détaillant les oripeaux de son CV : «syndicaliste, capitaine des médecins pompiers, fondateur du réseau épidémiologique lorrain…» Aux enquêteurs, il a parlé de lui à la troisième personne : «Je me demande comment le docteur Capobianco, un homme bien, a pu faire cela.» C’est le seul moment où ils l’ont senti «sur le point d’avouer». Le médecin s’est ensuite ressaisi et, depuis, nie avec vigueur. Tout en restant adepte des formules étranges : «Je n’ai pas pu faire ça car je ne m’en souviens pas. Je ne me vois pas en train de faire ça.» L’un des policiers parle de «Docteur Jekyll et Mister Hyde» : «Il a deux personnalités.»
Autre article à lire ...
Pendant le Procès aux Assises !!
Le Webmaster
L’apprenti-sorcier et les effets secondaires
Alors que le verdict devrait être rendu ce soir, le docteur Capobianco a expliqué, hier, que ses accusatrices étaient juste victimes… des effets secondaires du Valium.
Je ne vois pas d’autres explications, les souvenirs sexuels des victimes sont des effets secondaires des produits dont je me servais ». À la marge, elles peuvent très bien l’avoir accusé ainsi « pour se venger ». Dernière hypothèse : leurs accusations reposeraient sur « un délire amoureux ». C’est dit : Joël Capobianco n’est pour rien dans les onze viols présumés dont il répond depuis lundi devant la cour d’assises des Vosges.
C’est essentiellement la faute au Valium !
Voilà ce qui est ressorti de l’interrogatoire du médecin de Dommartin-lès-Remiremont, qui a duré deux heures en début d’après-midi. Un traditionnel interrogatoire « au fond » qui, à Epinal, s’est transformé en show déroutant d’un praticien autoritaire et narcissique.
Les jurés ont exprimé de nombreuses fois leur lassitude devant les doctes exposés d’un Joël Capobianco qui a troqué sa position de simple accusé pour celle de professeur de médecine. Jouant du jargon médical comme d’une arme par destination, avec l’unique but de marquer son emprise sur son auditoire. On était loin du « Docteur Jekyll et Mister Hyde » dépeint par des policiers, mardi.
Hier, le généraliste de Dommartin est monté en chaire, comme les grands professeurs de la faculté, dissertant sur la « bio-disponibilité », la « cinétique » et les effets « rémanents » de ses injections.
Le président Iogna-Prat, qui tente de le faire redescendre sur terre : « Vous saviez à qui vous vous adressiez ? A Dommartin-lès-Remiremont, c’est pas des intellectuels, hein ! Vous expliquiez ainsi vos sédations conscientes à base de Valium ? ».
Analyste, chirurgien, médecin esthétique
A la barre, Joël Capobianco renâcle à chaque réponse, critique, reformule, corrige et coupe la parole.
En s’appuyant sur les dossiers médicaux des victimes classés dans des pochettes et disposés sur son pupitre, il pérore avec condescendance. Ce faisant, il prend le risque de brouiller encore plus son image : et c’est ce qui se produit finalement !
Car, dans son petit cabinet de médecin de campagne, il ne se limitait pas à la seule activité de généraliste.
Loin de là ! « Analyste, médecin esthétique, thérapeute et chirurgien », énumère ironique et grave le président.
Pire, il reconnaît des pratiques de « psychiatrie lourde traitant des traumatismes de guerre au moyen de la narco-analyse ». « Vous n’êtes qu’un apprenti-sorcier ! », tranche-t-il.
Pour s’y retrouver un peu, le magistrat classe les victimes en trois groupes : celles à qui Joël Capobianco a administré du Valium en intraveineuse lors de crises aiguës.
D’autres, qu’il a anesthésiées pour de la petite chirurgie ; la dernière, traitée au Valium… pour soigner la fatigue consécutive… à une grippe !
Systématiquement, ce petit chimiste de la médecine rurale s’est retranché derrière des « hallucinations », les « effets secondaires » de ses injections. Mardi, un expert, professeur de médecine légale, a expliqué que le seul intérêt d’utiliser du Valium dans ces cas était de « pouvoir violer » ces patientes.
Le verdict est attendu ce soir. Joël Capobianco encourt jusqu’à vingt ans de réclusion criminelle.
AUTRE ARTICLE :
L’enquête a démarré en juillet 2005. Julia (1), une jeune femme de 22 ans, se rend au commissariat de Nancy et raconte avoir été violée par le docteur Capobianco à l’âge de 15 ans. A l’époque, elle souffrait d’un abcès, il avait proposé de l’opérer en l’endormant avec une injection de Valium. Elle s’était réveillée en sentant une pénétration anale «avec de forts mouvements de va-et-vient». Elle en avait parlé à sa mère «qui n’avait pas réagi». Quelques mois après la déposition de Julia, deux autres femmes se présentent au commissariat de Remiremont. La première, Marie, 44 ans, dit avoir été violée par le médecin alors qu’il lui avait administré une piqûre de Valium pour l’aider à résoudre ses «problèmes psychologiques». La seconde, Alice, décrit également une injection censée combattre sa dépression, et un viol.
En janvier 2006, Joël Capobianco est mis en examen. Un article paraît dans la presse locale et, dans les semaines qui suivent, 17 autres plaintes sont enregistrées (2). «En trente ans de carrière, je n’avais jamais vu ça, dit un enquêteur. A certaines, le docteur avait assuré qu’il s’agissait d’hallucinations. D’autres s’étaient heurtées à des proches disant qu’un médecin ne pouvait pas faire cela.»
En 1999, Alice s’était tournée vers l’Ordre des médecins. A la barre, un représentant tente d’expliquer pourquoi il ne l’a pas crue. «Sur le reste de son exercice, le docteur Capobianco travaillait bien.» L’enquête a pourtant démontré que les injections massives de Valium, dont il était friand, faisaient courir un «danger vital» à ses patients.
Les experts qui l’ont examiné parlent de «structuration perverse», de «pulsions d’emprise sur l’autre», d’une «recherche de l’effraction de l’intimité». Sans trouver dans son enfance d’explication «vraiment signifiante». Fils unique d’immigrés italiens installés en Moselle pour travailler dans la sidérurgie, Joël Capobianco a été élevé par sa grand-mère jusqu’à l’âge de 7 ans, puis placé en pensionnat. Il évoque une enfance heureuse, mais décrit les coups de ceinture d’un père «effacé» et le «chantage affectif» d’une mère hystérique. A 18 ans, il rencontre sa femme, qui restera avec lui jusqu’en 2008, et le soutient encore aujourd’hui. En parallèle, il entretient de nombreuses liaisons extraconjugales. L’une de ses maîtresses, pourtant consentante, raconte qu’elle a, elle aussi, été droguée et violée.
Les enquêteurs se sont penchés sur son passé judiciaire. En 1988, Joël Capobianco a frappé une jeune fille sur une plage de Bretagne et lui a arraché ses sous-vêtements. En 2003, il a été surpris dans un fast-food en train de filmer les dessous des clientes. «Cela m’excite de voir des gens qui ne me voient pas», a-t-il expliqué, ajoutant qu’il préparait une exposition artistique intitulée «Je regarde sous les jupes des filles». Aujourd’hui, jure-t-il à la cour, il est complètement guéri de son voyeurisme. «Et votre interpellation en août 2009, en train de filmer les douches d’un camping ?», demande la procureure. «C’était une catharsis, répond-t-il. Il fallait que je reproduise le mécanisme initial de ma pulsion pour que cela fasse thérapie.» Le verdict est attendu dimanche. Joël Capobianco, qui exerce toujours en tant que médecin régulateur au Samu, risque vingt ans de prison.
Ondine MILLOT
(1) Les prénoms ont été modifiés.
(2) Certaines plaintes ont été classées car les faits sont prescrits.
Article paru dans Libération du 10 juin 2011.
L'ordre des médecins sort de sa réserve :
La libération il y a quelques jours du docteur Joël Capobianco, ex-généraliste de Dommartin-lès-Remiremont condamné à 15 ans de réclusion en juin dernier pour avoir drogué et violé neuf patientes, a fait réagir l’Ordre des médecins des Vosges. Un Ordre qui avait pourtant jusqu’à présent « scrupuleusement observé son devoir de réserve. »
Mais dans un communiqué, son conseil départemental a décidé de prendre publiquement position. Il se déclare « stupéfait et consterné des aléas contradictoires et incompréhensibles de la Justice. »
Le conseil qui a reçu plusieurs plaintes de patientes et qui n’a pour l’instant pas pris de sanction disciplinaire contre le médecin condamné pour viols, tient également à rappeler « que toutes les affaires dont il a eu connaissance ont été dûment instruites et transmises aux autorités judiciaires et ont fait l’objet d’un sursis à statuer en l’attente de la décision judiciaire définitive. »
Dans le communiqué, il est également indiqué que « dès les premiers éléments de cette affaire, l’Ordre des médecins a expressément demandé à la Justice l’arrêt de toute activité médicale du docteur Capobianco. » Une demande restée lettre morte car si le violeur présumé avait dû fermer son cabinet de Dommartin-lès-Remiremont lorsque l’affaire a éclaté, il avait en revanche obtenu le feu vert du juge d’instruction pour travailler, jusqu’à son procès devant la cour d’assises, comme médecin régulateur au centre de traitement des appels téléphoniques du SAMU à Golbey.
Ce qui l’avait amené à entrer fortuitement en contact téléphonique avec certaines de ses victimes. D’où leur colère à l’époque. Une colère apaisée par le verdict des assises mais qui a ressurgi et qui s’est amplifiée avec la libération du docteur Capobianco la semaine dernière. « Si la présomption d’innocence est évoquée dans l’attente de son jugement d’appel, le désarroi et la colère des victimes doivent être pris en considération », estime l’Ordre des médecins qui conclut : « Nous demandons à ce que la Justice agisse rapidement en toute sérénité et sans perte de temps inutile. »
A LIRE ARTICLE DU REPUBLICAIN LORRAIN DU 7 SEPTEMBRE 2011.
publié le 07/09/2011 à 05:00
cour | assises de meurthe-et-moselle Le procès en appel du D r Capobianco incertain.
Rien ne sera simple dans l’affaire Joël Capobianco. Ce médecin vosgien de 54 ans, accusé d’avoir drogué pour les violer une dizaine de jeunes femmes, doit être rejugé en appel à Nancy à partir du 15 septembre. Son dossier est audiencé pour durer six jours. À la condition qu’il puisse se tenir, ce qui n’est pas encore certain à ce jour.
Don d’ubiquité
En effet, M e Jean-Marc Florand, le nouveau défenseur de l’accusé condamné à quinze ans de réclusion en juin 2010 à Épinal, a fait savoir au président des assises qu’il n’était pas disponible aux dates retenues et qu’il souhaitait le renvoi.
« Impossible », a répondu le président de la cour d’assises, Jean-Michel Perrin. Ne pouvant se couper en deux, M e Florand envisage de déposer son mandat. Début septembre, l’accusé, qui est libre, reçoit une lettre du président de la cour d’assises, lui enjoignant de choisir un autre défenseur. Refus de Joël Capobianco qui ne veut être représenté que par M e Florand. Jean-Michel Perrin vient d’envoyer une missive au ténor parisien lui demandant d’être présent à Nancy dès le 15 septembre. Impossible d’en savoir plus pour l’instant, M e Florand était injoignable hier.
Les faits reprochés à son client se sont déroulés entre 1998 et 2003. Ils n’ont été révélés qu’en 2005, lorsqu’une jeune femme dépose plainte contre le médecin généraliste. Sept années plus tôt, alors qu’elle était âgée de 15 ans. Le généraliste décide de l’opérer dans son cabinet d’un kyste ovarien infecté. Pour ce faire, il lui injecte du valium. Pendant l’intervention, la jeune femme sent un acte de pénétration sexuelle et se réveille nue. D’autres plaintes suivront. Le médecin nie tous les faits.
M.-O. N.
LE PROCES EST REPORTE DEBUT 2012 !!!!
Le témoignage d'une des nombreuses victimes de ce médecin qui a tant besoin de parler : Son récit après le procès aux Assises en juillet 2010.
Aujourd'hui, que penser de la " tournure de cette horrible affaire " La justice comprend -elle le désarroi des victimes ??
COMMENT UN " MEDECIN " PEUT IL FAIRE TANT DE MAL ??? A QUI DOIT ON FAIRE CONFIANCE A PRESENT ???
JUILLET 2010
Bonjour à toutes et tous,
Je prends mon courage pour ENFIN ECRIRE ma triste histoire….
J’ai subi des attouchements régulièrement par mon PERE et il m’a violée à l’âge de 6 ans…
J’étais consciente mais sans défense…. Ne sachant pas ce qu’il m’arrivait…..
J’ai pu parler de ce viol plus de 27 ans après….. mais on ne m’a JAMAIS crue !!
Une de mes sœurs sait ce qu’il s’est passé cette nuit là… mais elle a enfoui cette « histoire » au fond d’elle et n’a jamais voulu en parler… elle admirait son père…( notre mère était hospitalisée !) .
Celui-ci est décédé et c’est donc après sa mort que j’ai pu en parler …. Il m’avait dit que si je parlais, il m’étranglerait….
J’ai pu me confier à des amies très proches et j’ai réussi à en parler à mon médecin qui
« sentait » bien qu’il s’était passé quelque chose dans mon enfance….
Ensuite, j’ai essayé de me reconstruire tout doucement mais sans JAMAIS oublier ni pardonner….
J’ai eu le bonheur d’avoir une fille mais que j’ai élevé seule….
Et je n’ai jamais voulu un homme en permanence dans ma vie car je ne voulais surtout pas que ma fille subisse mon calvaire….
Je pensais que ma reconstruction allait continuer et que j’allais enfin VIVRE une vie normale…ou presque …..
La suite est très difficile à écrire…..
En 2002, je découvre ma voisine, pendue à son domicile…. Un choc !! Je suis même convoquée à la police l’AM car j’ai déplacé le tabouret et il fallait que j’explique pourquoi….
Je passe une journée très éprouvante …
Je rentre en soirée chez moi, je prends une douche et vais m’allonger…. (en pyjama- pantacourt) et je « raconte » à ma fille tout ce que j’ai vu, tout ce que j’ai vécu dans la journée…
A un moment, je me mets à trembler, avoir du mal à respirer… et ma fille (19 ans) décide d’appeler le médecin traitant (celui à qui j’avais confié mon passé quelques années plus tôt !) .
Le médecin arrive et dit à ma fille que je suis en état de choc, que je viens de vivre un gros traumatisme. Il lui demande de rester au salon et ferme la porte de ma chambre….
Pendant quelques minutes, entre deux sanglots, je lui explique ce que je viens de vivre….la pendaison de ma voisine, la convocation à la police, le funérarium….
Il me dit qu’il va me faire un calmant….. Il m’injecte une première piqure intraveineuse mais la veine claque… Je le sens nerveux…. Il descend chercher une autre mallette de soins dans sa voiture garée juste devant la maison.
Il revient dans ma chambre SEUL après avoir expliquer de nouveau à ma fille qu’il allait m’injecter un calmant pour m’aider à me détendre et dormir….
Je le vois préparé des flacons, 7 ou 8 ampoules au total….. Je lui demande alors ce qu’il va me faire et il me répond « UN COCKTAIL » !!!! Ce mot raisonne dans ma tête lorsque je le vois s’approcher de mon bras droit et piquer la veine…..
J’ai alors senti une chaleur dans tout mon corps (je croyais même uriner dans mon lit !) et j’ai sombré dans un sommeil comme une anesthésie… (Je sais de quoi je parle, j’en ai subi plusieurs !!) puis plus rien…….
A un moment, je me « réveille » car je sens un poids sur moi mais il m’est impossible de bouger, impossible de me défendre… je suis UNE POUPEE DE CHIFFON !!
Je vois le médecin sur moi et plus rien…..
Ensuite des flashs….. toujours ce poids sur moi, et ensuite une impression de « mouillé » sur mon visage…. Et toujours cette impossibilité de parler, de bouger !!!
Je me réveille 2 heures après environ…. Complètement droguée, je raconte n’importe quoi à ma fille…. Tout est incohérent !!! Je me sens toute bizarre, je me sens salie ….
Je demande à ma fille ce que le docteur m’a fait ? Où sont les ampoules de produits injectés ???? Ma fille ne retrouve rien ni dans la chambre, ni à la salle de bain….
Je veux ensuite me lever pour aller aux toilettes et je tombe….. mes jambes ne supportent plus mon corps…. ma tête tourne….
Ma fille m’accompagne aux toilettes et me ramène dans mon lit…… Je lui demande si le docteur lui a demandé un gant de toilette ou une serviette mouillée…. Mais elle me répond : « NON, il ne m’a rien demandé…. Simplement de rester au salon car il fallait qu’il te parle, tu étais en état de choc.. ! »
Puis mon état d’inconscience s’est estompé très lentement le lendemain…. Et nous n’avons plus parlé de cet « épisode » avec ma fille…. D’autant plus qu’elle partait s’installer à l’autre bout de la France pour ses études….
Trois semaines après, j’ai RV chez ce médecin pour mon traitement mensuel ( maladie de l’intestin) , il me demande comment je me sens suite au suicide de ma voisine…. Et alors, je lui demande : « Docteur, qu’est ce vous m’avez injecté, nous n’avons pas retrouvé les ampoules à la maison et je commence à lui dire les images, les flashs, tout ce que j’ai ressenti !!! »
Il me répond tout simplement de ne pas m’inquiéter, que c’est le mélange des produits, qu’il a été obligé de me faire une dose de cheval car j’étais dans un tel état de choc…. Et que c’était l’histoire de mon père qui remontait à la surface ……..
Je pleure, je m’excuse, je ne sais plus quel mot lui dire pour m’excuser d’avoir pu penser un instant qu’il aurait pu me faire du mal……
Je lui fais tellement confiance que je continue à le consulter régulièrement….
Je précise que JAMAIS ce médecin n’a eu un geste ou une parole déplacée envers moi !!
Les semaines passent…. Ma fille est dans le Sud…. Je suis seule…. Je déménage ce qui me permet aussi de penser moins à cette voisine disparue tragiquement…..
Je me sens très fatiguée, je fais une grosse poussée de recto colite hémorragique, j’ai mal tout le bas du dos et des douleurs atroces dans le rectum…..
Je suis hospitalisée…. Le gastro- entérologue m’adresse même à des spécialistes dans différents hôpitaux parisiens…..
Qu’est ce qui a fait déclencher une telle poussée de recto colite hémorragique ????
Je me souviens même d’une question posée par un spécialiste à Paris « Mme …… , c’est très délicat comme question mais avez-vous subi des abus sexuels ??
Je réponds de suite OUI, à l’âge de 6 ans par mon père….. le spécialiste hoche la tête et dit que c’est hélas courant ce genre de poussées inflammatoires dans le cas d’abus sexuel….
Je me remets doucement presque 19 mois après…..
En 2006, un article sur le journal annonce qu’un médecin de la région a été arrêté suite à deux plaintes de patientes qui ont été droguées et violées…. Aucun nom ne figurait sur le journal … mais je suis certaine que c’est MON MEDECIN et je revois toutes les images enfouies au plus profond de moi…..
J’en parle à une amie décédée aujourd’hui…. et à une autre amie…. Je leur explique le soir du suicide de ma voisine. ’arrivée du médecin, le trou noir, les images, ces flashs…. Et ces différentes interrogations par la suite jusqu’au moment où le médecin m’avait rassurée à sa façon…..
Le lendemain AM, ma fille me téléphone, elle pleure…. Je lui demande ce qu’il se passe et elle me dit qu’elle a appelé sa « mamie » et que celle-ci lui avait lu l’article du journal concernant l’histoire de ce médecin…..
Elle me raconte le soir où j'ai découvert le cadavre de ma voisine pendue à son domicile...
Et elle me raconte en détail ce qu’elle a vécu et ressenti ce soir là…. Le médecin lui demandant de rester au salon, qu’il devait me parler… que j’étais en état de choc…
Elle nous a entendu parlés seulement quelques minutes avant qu’il aille chercher son autre mallette de soins… et plus rien…
Elle me dit être venue plusieurs fois derrière la porte de ma chambre, elle n’entendait pas de voix… mais des bruits bizarres… des grincements, des bruits de couette….. que le médecin était resté environ 2 heures au domicile……
Et elle me demande de me souvenir dans quel état j’étais après cette injection…..
Elle me dit, tu as voulu te lever, tu es tombée et Maman, tu étais nue……les draps, la couette étaient en boule sur ton lit , le bas de ton pyjama était dans le fond du lit…..
TOUS LES DETAILS QU’ELLE ME CITAIT FAISAIENT RESSURGIR EN MOI TOUTES CES AFFREUSES IMAGES ET SENSATIONS……
Nous parlions bien toutes les deux du même soir….
Je prends alors conscience que ce médecin, cet homme à qui je faisais confiance, m’a doublement trahie !!!
Ma fille téléphone directement à la Police et donne son témoignage… Moi, je suis convoquée le lendemain et j’explique ce que je peux expliquer ……
J’apprends alors que d’autres victimes portent plainte…. Toutes racontent la même histoire !!!
Nous sommes plusieurs victimes de ce généraliste et le procès vient d’avoir lieu aux Assises…. A l’époque des faits, deux jeunes mineures de 13 et 15 ans subissent cet enfer avec ce médecin !!!
Toujours le même mode opératoire, il profitait de la vulnérabilité de ses patientes et leur injectait du Valium et autres produits divers…. pour abuser d’elles …..
Jusqu’à la fin de mon témoignage au Tribunal, j’ai cru qu’il allait avouer… me dire ce qu’il m’avait fait et pourquoi ???? MAIS RIEN !!!
A la fin de la plaidoirie de son avocat, le président lui demande s’il a des questions …….
Il se lève et dit juste avoir une pensée destinée à ma fille pour lui dire de ne pas culpabiliser, et en ajoutant que :
* Si, elle avait ouvert la porte de ma chambre, elle aurait vu le médecin injecter une piqure à sa maman, lui essuyer ses larmes, lui tenir la main…. car elle était terrorisée suite à ce traumatisme…..
Alors que je sanglotais dans cette salle d’audience….en criant c’est faux !!!
Il a ajouté :
Si elle avait ouvert la porte et qu’elle aurait vu un violeur, elle n’aurait rien pu y faire !! ………
Ces dernières paroles, ces derniers mots raisonnent dans ma tête….
Qu’a-t-il voulu dire ? Et pourquoi, juste des mots pour ma fille et moi ?????
J’espère encore et toujours qu’il avouera et m’expliquera ce qu’il m’a fait et pourquoi ???
Cet homme vient de prendre 15 ans de prison ….. pour 9 viols reconnus… et interdiction d’exercer la médecine…. Combien de personnes n’ont pas osé se confier ????
Est-ce que l’emprisonnement lui sera bénéfique ? N’y a-t-il pas obligation de soins ??? Sortira t-il plus tôt pour bonne conduite ?
Recommencera t-il ?
Y aura-t-il encore et encore d’autres victimes ????
Je ne peux pas et ne veux pas y croire !!!
Voilà ma triste histoire…. Ma triste vie !!
Comment refaire confiance ?
Comment se reconstruire après de telles épreuves ????
Merci à vous toutes et tous d’avoir pris le temps de me lire ….
J’ai essayé par ces mots, DE TENTER DE SOULAGER MA GRANDE PEINE !!!
A toutes les victimes d’attouchements, d’abus sexuels ou de viols…
SVP, PARLEZ, CONFIEZ -VOUS !!
SOUTENEZ LES VICTIMES DE TOUTES VIOLENCES !!!
MES PENSEES VONT POUR LES FAMILLES DE JEUNES FILLES DECEDEES SUITE A DES VIOLS !!
Certes, NOUS sommes toujours vivantes mais NOUS sommes marquées à vie et NOS VIES sont gâchées !!
NOUS SOMMES DE PETITES MORTES!!
La suite de mon témoignage suite au procès en cour d'appel à Nancy en janvier 2012....
Vous pouvez le lire sur le site de Muriel SALMONA, victimologue.
Soutenez toutes les victimes, faîtes passer cette pétition, merci pour TOUT !!
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Pétition : AFFAIRE DU MEDECIN VOSGIEN
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