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LETTRE OUVERTE AUX CANDIDATS A L'ELECTION PRESIDENTIELLE EN RDC 2011



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LETTRE OUVERTE
À MESSIEURS LES CANDIDATS À L’ELECTION PRESIDENTIELLE


Nous, intellectuels, écrivains et artistes, citoyens et amis de la République démocratique du Congo, saisissons l’opportunité de l’élection présidentielle pour vous interpeller sur la place et l’importance que vous accordez à la culture dans votre vision présidentielle de la gouvernance de notre pays.

En effet, depuis l’indépendance, la primauté des enjeux de conquête de pouvoir a entraîné l’éviction de la culture des priorités de développement. En conséquence, la culture est aujourd’hui absente des grands chantiers de la nation.

La culture, dans sa dimension savante et populaire, traditionnelle et éducative, recouvre pourtant la part la plus importante du sens de notre place dans l’univers et dans le concert des nations. Aujourd’hui, elle est même le moteur de la montée en puissance de toutes les nations émergentes.

Les Beaux Arts, les Lettres, le Cinéma, le Théâtre, la Danse, la Chorégraphie, le Dessin, la Peinture, la Sculpture, le Chant, la Musique, le Design, la Mode, le Stylisme et l’Artisanat, sont autant de gisements créateurs d’emploi et de richesse. Vecteurs de cohésion sociale et de connaissance mutuelle de nos populations, la culture est au centre de tous nos liens humains en tant que peuple et en tant que nation. Ses disciplines, ses métiers et ses filières apportent une valorisation économique essentielle.

Un pays aussi important que le nôtre sur la carte géopolitique du monde, qui aspire à rejoindre les rangs des pays émergents, ne peut souffrir l’inexistence d’infrastructures culturelles adaptées aux normes professionnelles. Cette carence n’est pas à la hauteur de la grandeur que nous devons à notre pays, à notre peuple et à notre histoire.

Un développement digne de ce nom se doit de mobiliser les ressources de l'imaginaire. Elles sont la sève fécondante et le nutriment indispensable à l’avènement d’une société véritablement pluraliste. En conséquence, l’imaginaire ne devrait-il pas être la source créatrice d’actions innovantes pour le prochain quinquennat présidentiel?

Dans votre vision de la gouvernance, la culture est-elle l’outil indispensable à l’harmonisation de vos projets avec les aspirations de notre peuple, son historicité, sa mémoire, son langage et ses affects ?

Comment bâtir une nation forte, soudée autour des grands enjeux qui structurent le monde d'aujourd'hui et de demain sans prendre appui sur une culture nationale débarrassée des miroirs déformants du passé.

C'est le rôle de la culture et des arts que de forger un nouvel imaginaire capable d'engendrer un Congolais décomplexé, réconcilié avec lui-même et désireux de prendre en charge sa destinée dans un esprit d'émulation et de complémentarité avec les autres. Les prescrits de la mondialisation ne sauraient en aucun cas réduire le développement d'un peuple à une adhésion aveugle qui ne tiendrait pas compte de la connivence avec soi.

Nous devons rejeter les schèmes d'hier. Le système éducatif se devrait d’adopter un schéma culturel pensé par nous-mêmes et pour nous-mêmes. Forger une histoire, écrite par nous-mêmes, pour nos enfants et les générations à venir, c'est doter la postérité du legs précieux de notre identité. Dans cette nouvelle ère de démocratisation du pays, la culture se doit de jouer le rôle essentiel de gardienne des libertés fondamentales.

Aujourd’hui, et pour son avenir, notre pays n’a-t-il pas grandement besoin de s’équiper d’espaces de référence et des rouages qui stimuleraient la conversation citoyenne, promouvraient une culture dynamique, imprégnée de tolérance généreuse et des valeurs civiques ?

Le chantier des arts et de la culture ouvrirait la création de milliers d’emplois et contribuerait au développement social. À titre d’illustration, notre pays, qui compte près de 60 millions d’habitants et une jeunesse assoiffée de connaissances, ne possède ni librairies, ni salles de cinéma, ni théâtres, ni bibliothèques publiques dignes de ce nom. La créativité congolaise, dans les métiers des arts et de la culture, n’est ni canalisée, ni prise en charge. Des lieux et institutions destinés à incarner la culture manquent à l'appel. Les artistes, les intellectuels, les écrivains sont condamnés à une précarité qui contraste avec leur contribution à la représentation de notre pays.

Notre patrimoine souffre d'une méconnaissance sévère et d'un déficit promotionnel criant car, faute de schéma politique, nombre de nos institutions culturelles et éducatives sont des coquilles vides.

Dans votre vision de la gouvernance du pays, n’est-il pas du devoir de l’Etat congolais d’aménager et de promouvoir des lieux de culture sur toute l’étendue du territoire ?

Depuis l’indépendance, l’Etat congolais témoigne de faiblesses notoires dans le champ des industries culturelles, de l’éducation et de la jeunesse qui l’empêche d’assumer pleinement ses missions de solidarité collective.

Excellences, Messieurs les candidats à l’élection présidentielle, face à notre désir national de « bâtir un Congo nouveau », un « pays plus beau qu’avant », ne pensez-vous pas que l’heure est enfin venue de faire de la culture l’essence même de notre épanouissement ?

Nous, intellectuels, écrivains et artistes, citoyens et amis de la République démocratique du Congo, saisissons l’opportunité de l’élection présidentielle pour vous interpeller sur l’importance, la place et l’objectif que vous accordez à la culture dans votre vision présidentielle.

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OPEN LETTER
TO THE CANDIDATES IN THE PRESIDENTIAL ELECTION


We, intellectuals, writers and artists, citizens and friends of the Democratic Republic of the Congo, are seizing the opportunity of the presidential election to ask what is the place and the importance of culture in your presidential vision of the governance of the country?

Indeed, since independence, the conquest of power has resulted in the eviction of culture from the priorities of development policy. Accordingly, culture is now absent from the major sites of the nation.

Culture, in its scholarly, popular, traditional and educational dimensions, covers the most important part of the meaning of our place in the universe and in the concert of nations. Today, it is even the engine of the rise of emerging nations.

Fine arts, literature, cinema, theatre, dance, choreography, drawing, painting, sculpture, song, music, design, fashion, and crafts, are creators of employment and wealth. They are vectors of social cohesion and mutual knowledge of our people. Culture is at the centre of all our human relationships as a people and as a nation. Its disciplines, its businesses and its channels bring essential economic recovery.

A country as important as ours on the geopolitical map of the world, aspiring to join the ranks of emerging nations, cannot tolerate a lack of cultural infrastructure that meets professional standards. This deficiency does not correspond to the magnificence of our country, our people and our history.

To be worthy, development must mobilize the resources of the imagination. Imagination is the fertilizing sap and essential nutrient of the development of a truly pluralistic society. Accordingly, should imagination not be the creative source of innovative actions for the next five-year presidency?

In your vision of governance, is culture an indispensable tool in the harmonization of your projects with the aspirations of our people, their history, memory, language and affects?

How could we build a strong nation – one that is united around the major issues that structure today and tomorrow's world – without the support of a national culture that is liberated from the distorted mirrors of the past?

It is the role of culture and the arts to forge a new imagination that is capable of begetting a Congolese without complexes. A Congolese reconciled with himself and willing to support his destiny in a spirit of emulation and empathy. The development of a country cannot be reduced to blind adherence to the dictate of globalization that would ignore the spirit of a people.

We must reject the patterns of the past. The educational system should adopt a cultural schema designed by ourselves and for ourselves. We must forge a story, written by ourselves, for our children and generations to come, in order to convey the precious legacy of our identity. In this new era of democratization of the country, culture should play the essential role of guardian of fundamental freedoms.

Today and for the future, doesn’t our country have a basic need to be provided with cultural places of reference and organizational structures that will stimulate social conversation and promote a dynamic culture steeped in generosity, tolerance and civic values?

Arts and culture would open the creation of thousands of jobs and contribute to social development. For example, our country, which has nearly 60 million people hungry for knowledge, has no bookstores, no theatres, no cinema, no cultural centres, no worthy public libraries. Congolese creativity, in the trades of arts and culture, is not channelled, or directed. Sites and institutions intended to embody the culture are missing. Artists, intellectuals, and writers are condemned to a precariousness that belies their contribution to the representation of our country.

Our heritage is suffering from a severe lack of knowledge and a promotional deficit because, without political plan, our cultural and educational institutions are empty shells.

In your vision of the governance of the country, is it not the duty of the Congolese State to develop and promote places of culture throughout the territory?

Since independence, the Congolese State reflects a crucial weakness in the field of cultural industries, education and youth policy that prevents it from fully assuming its mission of collective solidarity.

Excellencies, candidates in the presidential election, considering the national desire to "build a new Congo", a "country more beautiful than before," do you not think that the time has come to bring culture to the centre of our development?

We, intellectuals, writers and artists, citizens and friends of the Democratic Republic of the Congo, are seizing the opportunity of the presidential election to ask what is the importance, the place and the role that you give to culture in your presidential vision?

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OPEN BRIEF
AAN DE PRESIDENTIËLE KANDIDATEN


Wij, intellectuelen, schrijvers en artiesten, burgers en vrienden van de Democratische Republiek Congo (DRC), maken gebruik van de presidentsverkiezingen, om u te interpelleren over het belang en de plaats die u in uw beleidspogramma voor ons land, toekent aan cultuur.

De periode na de Onafhankelijkheid stond vooral in het teken van machtsspelletjes en heeft ertoe geleid dat cultuur nauwelijks aan bod kwam. Gevolg, cultuur is vandaag niet opgenomen als één van de 'grote werken' van het land.

Cultuur speelt evenwel een belangrijke rol in de kennisoverdracht, het volksgeloof, de traditie en de vorming, en bepaalt mee de plaats die we in het universum innemen. Het is vandaag de dag zelfs de motor van landen die in volle ontwikkeling zijn.

Schone Kunsten, Letteren, Cinema, Theater, Dans, Choreographie, Tekenkunst, Schilderkunst, Beeldhouwkunst, Zang, Muziek, Design, Mode, Stylisme en Ambachten, staan allemaal garant voor de creatie van werkgelegenheid en rijkdom. Het zijn vectoren van sociale cohesie, wederzijdse kennis van onze bevolking. Cultuur staat centraal bij alle menselijke verbintenissen, zowel voor ons als volk en als natie. In al zijn disciplines, zijn beroepen en de afleidingen daarvan is het een waardevolle contributie aan de economie.

Een land als het onze dat een zo belangrijke plaats inneemt op de geopolitieke wereldkaart, dat de ambitie heeft om toe te treden tot de opkomende landen, kan niet zonder een culturele infrastructuur die geschoend is op professionele normen. Dit tekort is een ons land niet waardig, noch ons volk, noch onze geschiedenis.

Er dient een ontwikkeling op gang te komen die de middelen van het denkbeeldige mobiliseert, omdat die de voedingsbodem zijn voor een echte pluralistische samenleving. Meer nog, zou het denkbeeldige niet de scheppende bron van innoverende acties moeten zijn voor de volgende vijfjaar presidentschap?

Is cultuur in uw bestuursvisie een noodzakelijk werktuig in de harmonisatie van uw projecten met de aspiraties van het volk, zijn geschiedkundigheid, zijn geheugen, zijn taal?

Hoe kan men een sterke natie uitbouwen die de grote uitdagingen van vandaag en morgen aangaat zonder steun te vinden in de cultuur die ons de spiegel van het verleden voorhoudt?

Het is de rol van kunst en cultuur om nieuwe denkbeelden te smeden die een ongecomplexeerde Congolees voortbrengt die in het reine is met zichzelf en die vastbesloten is zijn eigen lot in handen te nemen, tesamen met zijn medemensen.

Wij dienen de schema's van gisteren af te wijzen. Ons onderwijsstelsel dient gebaseerd te zijn op een cultureel schema dat door ons en voor ons is bedacht. Wij moeten ons eigen verleden schrijven, voor onze kinderen en de toekomstige generaties, het verleden moet de basis zijn voor onze eigen identiteit. In dit nieuwe tijdperk van democratisering van het land is de rol van cultuur essentieel in het vrijwaren van onze fundamentele vrijheden.

Heeft ons land voor vandaag en voor de toekomst geen enorme behoefte om zich uit te rusten met referentiekaders, een structuur die de conversatie tussen burgers stimuleert, een culturele dynamiek promoveert, dit alles doordrongen van een genereuze tolerantie en burgerlijke waarden ?

Kunst en cultuur zouden duizenden arbeidsplaatsen creëren en zo bijdragen aan de sociale ontwikkeling. Ter illustratie, ons land met zijn 60 miljoen inwoners en een jeugd die naar kennis dorst, bezit geen bibliotheken, geen cinema's, geen theaters. De Congolese creativiteit wordt noch gekanaliseerd, noch begeleid. Instituties en plaatsen voor cultuur zijn niet aanwezig. Artiesten, intellectuelen, schrijvers zijn veroordeeld tot een onzekerheid die in schril contrast staat tot hun bijdrage aan de representativiteit van ons land.

Ons patrimonium lijdt aan een ernstig gebrek aan erkenning en aan een tekort aan promotie. Door de afwezigheid van een politieke omkadering blijven talrijke culturele en educatieve instituties lege omhulsels.

In onze visie op het beleid van het land, lijkt het ons de plicht van de Congolese Staat om culturele plaatsen te voorzien en te promoten over de volledige uitgestrektheid van het land.

Sinds de Onafhankelijkheid, zijn de nagenoeg onbestaande culturele industrie en de lacunes in de vorming van onze jeugd, stille getuigen van een Congolese Staat die in gebreke blijft om zijn missie op het gebied van collectieve solidariteit op zich te nemen.

Excellenties, Heren kandidaten voor de presidentsverkiezingen, denkt u niet dat bij onze wens om « een nieuw Congo uit te bouwen », een « land dat mooier is dan voorheen », het tijd is om aan cultuur de plaats toe te wijzen die het toekomt bij de essentie zelf van onze ontwikkeling?

Wij, intellectuelen, schrijvers en artiesten, burgers en vrienden van de Democratische Republiek Congo (DRC), maken gebruik van de presidentsverkiezingen, om u te interpelleren over het belang en de plaats die u in uw pogramma voor het bestuur van ons land, toekent aan cultuur.




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