Pour un nouveau recensement linguistique

Je souhaiterais par le biais de cette pétition montrer à nos politiques, ce que pensent les gens (francophone-néerlandophone et germanophone). Il fut une époque ou les francophones ont accepté de faire un recensement (en perdant du territoire )sans oublier l’affront de Louvain. Bref, si les politiciens flamands étaient des gens honnêtes ils accepteraient de faire ce recensement. Mais si pour eux ce qui est acquis est à eux, alors il en va de même pour nos acquis à nous (région de Bruxelles,droit linguistique, aide à la recherche d’emploi et indexation ! ). Bref, il est plus facile de dire non, que de faire face à la réalité. Petit rappel ci-dessous…J’espère que vous signerez cette pétition, pour rappel, aucune donnée personnelle n’est communiquée à un tiers !


Selon les lois en vigueur en Belgique, les recensements linguistiques sont abolis — comprendre «interdits» — depuis la loi du 24 juin 1961, ce qui peut paraître assez inusité pour un État démocratique. C’est que les résultats des recensements ont eu, depuis la loi du 28 juin 1932, des conséquences au plan du fonctionnement des communes et de la langue d’enseignement. Par exemple, quand un groupe linguistique minoritaire atteignait 30 %, les avis et communications d'une commune devaient être affichés dans les deux langues, les fonctionnaires devaient être bilingues et le citoyen était libre de choisir la langue dans laquelle il voulait recevoir ses services. En plus, l’administration et le fonctionnement interne de la commune devaient être dorénavant dans la langue de la majorité (50 %). À partir de 1932, les communes à la frontière linguistique ne furent plus considérées comme un «territoire bilingue», mais font désormais partie soit de la région linguistique néerlandaise soit de la région linguistique française (selon les résultats du recensement).

Il faut ajouter aussi que lors du recensement de 1930 on avait relevé un grand nombre d’infractions, de falsifications et d’intimidations, ce qui avait fait dire au député De Schijver:

[...] Le premier ministre a bien voulu reconnaître que les résultats du dernier recensement ne sont pas, dans certaines communes de la frontière linguistique, conformes à la réalité, puisque les contrôleurs sont venus faire rapport sur la question dans un sens défavorable quant aux renseignements donnés par les agents recenseurs. (Actes parlementaires de 1931-1932, séance du 18 février 1932, p. 861).

Or, les résultats du recensement de 1947 furent encore pires. Évidemment, les deux groupes linguistiques s'étaient accusés mutuellement des mêmes actes répréhensibles, mais le résultat fut d'en arriver à l'abolition des recensements linguistiques officiels.

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